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Sofiane

Definitions 

La sclérose en plaques est une maladie affectant le système nerveux central, en particulier le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière. Il altère la transmission des impulsions nerveuses et peut présenter des symptômes très variables: engourdissement d'un membre, troubles de la vision, sensations de choc électrique dans un membre ou le dos, troubles du mouvement, etc

I.R.M.: Imagerie par résonance magnétique

Technique d'imagerie médicale permettant d'obtenir des vues 2D ou 3D de l'intérieur du corps

II\ Applications

   A\ La santé publique

     1) L'I.R.M à très haut champs

Grâce aux supraconducteurs, on peut aujourd'hui créer un I.R.M. dit à très haut champ (supérieur à 1,5 Teslas).



On utilise des champs magnétiques de plus de 7 T uniquement en recherche.

Grâce à ces I.R.M, il est possible de détecter la polyarthrite rhumatoïde (problèmes d'articulation) et des pathologies de la colonne vertébrale (sclérose en plaques ou problème de vascularisation au niveau de la moelle).



Le plus souvent, la sclérose en plaques évolue, les symptômes réapparaissent ou de nouveaux symptômes apparaissent. Après quelques années, la maladie peut laisser des séquelles (symptômes permanents) qui peuvent devenir très invalidants. Cette maladie peut en effet affecter de nombreuses fonctions: contrôle des mouvements, la perception sensorielle, la mémoire, la parole, etc.

L’intérêt de ces IRM à haut champ est d'obtenir une meilleure résolution et un plus large champ de vue.

Ils permettent également de suivre l'évolution d'un cancer du sein et de sa réponse au traitement par chimiothérapie (usage de substances chimiques pour traiter une maladie) et dépister les cas à risque.

Exemple d'image que l'on peut obtenir avec un I.R.M classique

(entre 0,02 et 1,5 Teslas) (fig 13.)

Exemple d'image que l'on peut obtenir avec un I.R.M à très haut champ

(ici 7 Teslas) (fig 14.)

Les premières images prises à partir de l'homme avec le système I.R.M de 7 Tesla ont permis d'observer de nouveaux contrastes invisibles à champ magnétique faible et de révéler de nouvelles structures à intérieur des fibres qui constituent la substance blanche.

La structure blanche correspond à tous les «câbles» connectant les différentes zones du cerveau. La recherche sera menée dans les prochains mois pour comprendre l'origine de ce contraste.

L'étude de la connectivité cérébrale a un réel avenir, elle nous aidera à comprendre le fonctionnement du cerveau, des maladies dégénératives du cerveau et peut-être à trouver des remèdes à celles-ci.


Cependant il y a des inconvénients, le matériel utilisé est bien plus volumineux que pour une I.R.M. classique et il faut une dose d'agents de contraste doublement supérieure.

En imagerie médicale, un agent de contraste est un médicament qui augmente artificiellement le contraste permettant de visualiser une structure anatomique.

Un I.R.M à très haut champ (fig 15.)

2. La magnéto-encéphalographie

Couramment appelé MEG, c'est une technique médicale permettant de voir l'activité cérébrale en action. En effet, le cerveau émet de très faibles champs magnétiques (ces champs se mesurent en picotesla). Ces champs ne se déforment pas dans des milieux comme la peau. La MEG est très complémentaire de l'IRM et permet donc de détecter certaines tumeurs du cerveau ou des maladies comme la schizophrénie ou l'autisme.

Une étude menée aux États-Unis montre que les différences entre le cerveau d'un patient autiste et un cerveau normal sont le fruit d’un long et progressif développement tout au long de l’enfance.


La technique d’imagerie cérébrale utilisée par les chercheurs a révélé que chez les enfants autistes, le développement de la matière blanche était différent dès l’âge de 6 mois.

Elle est essentielle pour le transport des signaux nerveux et donc de l’information entre différentes parties du cerveau.

En reconstruisant en 3D la forme de cette matière blanche, les chercheurs ont observé un développement plus lent de ces fibres entre 6 et 24 mois chez les enfants qui ont été diagnostiqués autistes.


Pour mesurer l'activité magnétique du cerveau, on dispose de capteurs magnétiques ultrasensibles appelés les SQUIDs. Le patient est donc placé avec un casque sur la tête composé de plusieurs centaines de capteurs SQUIDs. On suit l'activité cérébrale du cerveau depuis un écran.

Le SQUID est un système électronique qui utilise un anneau supraconducteur dans lequel on a inséré une ou deux petites tranches isolantes.

Cette technique permet de mesurer les champs magnétiques infimes émis par le cerveau ou les zones du cerveau qui sont sollicitées lors d'une tâche cognitive précise, c'est à dire lorsqu'une certaine partie du cerveau est utilisée pour effectuer une action.

Ou encore d'analyser les anomalies cérébrales et donc de dépister certaines maladies chez un patient.